Séminaire préparatoire
Dates du séminaire (année 2006) :
_vendredi 17 février à 20h
_vendredi 17 mars à 20h
_vendredi 21 avril à 17h
_vendredi 19 mai
Textes, comptes-rendus, réflexions développées dans le cadre du séminaire.
Participants : Bernard Robic, Benjamin Chauveau, Philippe Coutant, Julien Ottavi, David Guignebert, Jean-François Rolez, Maria Caterina Manes Gallo, Franck Cormerais, Sophie Gosselin
Texte : de la poétique à la polyvocité machinique, lecture critique de Michel de Certeau
Participants : Bernard Robic, Benjamin Chauveau, Philippe Coutant, Julien Ottavi, David Guignebert, Franck Cormerais, Sophie Gosselin
Notes en préparation de la séance :
la séance de travail est avancée à 17h, avec l'idée d'aller manger quelque part ensemble après (vers 21h ou 22h)
_ voici la problématique sur laquelle nous nous sommes décidés de travailler chacun de son côté:
Le concept de poétique intervient sans cesse dans nos discussions pour qualifier un positionnement politique de résistance face à un “dévorement” du réel par le machinique. Il indique un positionnement politique qui ne se réfère plus au modèle qui organise l'espace politique moderne (depuis la révolution française), c'est-à-dire le modèle de l'agora démocratique athénienne, comme un espace de parole et de dialogue, mais plutôt à un processus de réappropriation des technologies dans une perspective conflictuelle (dans le contexte d'une guerre), processus qui pose en son coeur la pratique, le faire, et dans lequel la parole (l'espace agora) ne serait plus central mais simplement partie. On assisterait donc à un déplacement et à une rédéfinition de la pratique politique en relation à une domination croissante du machinique. Il s'agirait de penser les termes et formes de ce déplacement et de cette redéfinition, et de penser ainsi les rapports entre poétique et politique.
_il y a un espace Forum sur lequel chacun peut poser des éléments (par exemple les thèses de Franck) et entrer en discussion : http://www.apo33.org/forum/ (en bas de la page, il y a un espace dédié à Poétique du numérique)
_après discussion avec David et Julien après l'atelier, et pour donner suite à l'idée de Manifeste, nous voudrions vous soumettre une proposition de travail pour la séance suivante : commencer la séance de travail par un acte, en inscrivant notre échange verbal dans un dispositif technique de communication particulier, de manière à faire éclater par la pratique l'espace de l'agora et tester d'autres modes d'échange de la parole. Il faut voir cette proposition comme une tentative, comme un essai, comme une mise en situation, une expérimentation, qui peut très bien échouer, mais au moins nous nous serons confrontés autrement à la machine et au discours. Le dispositif que nous voudrions proposer consiste à diviser le groupe en sous-groupes de 2 personnes, chacun dans un espace différent. Les différents groupes mènent le débat en communiquant via talkie-walkie. Un système parallèle, de relais, serait mis en place, qui ferait que quelqu'un d'un groupe qui veut montrer un film ou faire écouter un son, convoque une personne d'un autre groupe qui devrait elle retransmettre l'information de ce qu'elle a vu ou entendu aux autres : une sorte de téléphone arabe. On pourra discuter des règles du jeu qu'on veut se fixer… On pourrait se donner un temps d'expérimentation (par exemple 1 ou 2 heures) puis se retrouver pour en discuter et en fonction de si on pense que ça a marché ou pas, poursuivre la réflexion. Cette expérimentation nous permettra peut-être aussi d'imaginer d'autres manières d'organiser le colloque pendant Scopitone.
Participants : Franck, David, Sophie, Frédéric, Bernard, Philippe, Julien, Benjamin
En préparation de la séance de travail
Je propose que nous consacrions cette prochaine séance à la préparation du colloque.
La prochaine séance est avancée en début d'après-midi (rendez-vous à 12h30 à apo33).
David, Julien et moi avons réfléchi à des propositions pour l'organisation du colloque :
sur la base d'interventions de 30 minutes + 15 minutes de discussion le vendredi et le samedi matin et une “clôture” sur une table ronde le samedi après-midi, on a imaginé un système d'alternance entre des formes de présentation expérimentales et des formes de présentation plus classiques (du type conférence). Ces formes expérimentales formeraient des sortes de lignes de fuite à l'intérieur du dispositif colloque. Par formes de présentation plus expérimentales j'entend des modules de présentation qui intègrent un jeu avec des dispositifs techniques (dans la même idée de ce qu'on a développé avec les talkies walkies à la dernière séance). On a pensé à 4 modules expérimentaux :
_pour ma part j'aimerai intégrer le talkie walkie dans mon intervention : j'imagine commencer mon intervention comme une conférence classique puis au cours de la présentation quelqu'un intervient via talkie et un échange s'engage avec cet intervenant absent de la salle…
_David est intéressé par le jeu avec un automate qui lancerait des interjections (fragments des séances de travail du séminaire) pendant sa présentation et par rapport auxquelles il réagirait…
_autre module possible : construire une présentation en alternant présentation orale et lecture d'un enregistrement (soit de fragments des enregistrements des séances de séminaire, soit autre chose)…
_autre module possible : l'utilisation d'un écran qui ferait défiler du texte ou des fragments de texte ou encore des images en même temps que la présentation…
On peut encore imaginer d'autres possibilités.
On pourrait ensuite faire la table ronde sur le même mode que l'échange qu'on a eu à la dernière séance avec les talkies walkies… à discuter
Il faudrait donc que chacun des intervenants prenne en compte dans le résumé de sa présentation (les 10 lignes que j'avais demandé pour la mi-mai) le mode d'intervention qu'il souhaite développer…
En parallèle du séminaire, on s'est dit qu'on mettrait une installation sonore dans la salle qui fonctionnerait pendant les temps de pause (ou écoutable au casque) : un automate qui reprenne, coupe et réagence des fragments des enregistrements des séances du séminaire.
Il faudrait aussi qu'on discute du public, parce que le public qui viendra au colloque ne sera pas un public composé que d'initiés, mais en partie un public venant dans le contexte du festival multimedia…
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