Table des matières

Séminaire Poétique(s) du numérique

En préparation du colloque, un groupe de recherche s’est constitué à Nantes, autour d’un séminaire mensuel, visant à explorer à travers des réflexions partagées et des expérimentations de dispositifs techniques les enjeux posés par une Poétique du numérique.

séminaire préparatoire - de février à mai 2006

séminaire post-colloque - d'octobre 2006 à janvier 2007

Colloque Poétique(s) du numérique

Colloque organisé par APO33 et le CERCI (laboratoire de l’université de Nantes) dans le cadre du festival multimédia Scopitone organisé par l'Olympic le vendredi 30 juin et samedi 1er juillet 2006

Aux Ateliers et Chantiers de Nantes (île de Nantes)

Quelles pratiques et formes d’expression s’inventent à travers l’appropriation des technologies numériques ? En quoi le développement de ces technologies bouleverse les découpages entre champs disciplinaires, générant des pratiques transversales liant création artistique, recherche scientifique, développement technologique, pratiques médiatiques, etc. ?

Inversement, de quelle manière est-ce que ces réagencements et recompositions dans les relations entre champs disciplinaires et usages des technologies nous conduisent à réviser et à repenser le statut, la place et la fonction de la technique dans nos pratiques sociales ? A travers une exploration d’expériences et d’expérimentations poétiques (techniques et créatrices) nous tenterons de dégager les dynamiques et mutations générées par les développements technologiques actuels dans les pratiques d’invention collective.

Ce colloque réunit des acteurs et chercheurs des nouveaux médias autour d’une réflexion sur les nouvelles formes de création liées aux développements et à la diffusion des outils numériques (internet, systèmes interactifs, technologies télématiques, dispositifs évolutifs et/ou distribués, pratiques en réseau ou collaboratives…). Sur les deux jours du festival, les intervenants proposeront des lectures multi-disciplinaires sur ces pratiques de création émergentes (sociologie, philosophie, linguistique, utilisateur, artiste…) ainsi que des situations d’expérimentation de la parole confrontée à ces dispositifs technologiques.

Déroulement :

4 tables rondes

vendredi 30 juin

- de 10h à 12h30 : création numérique et formats d’expression

- de 14h30 à 18h : pratiques participatives dans la production de savoir et d’information

samedi 1er juillet

- de 10h à 12h30 : création, technologie et activisme

- de 14h30 à 18h : paroles interactives et corps numériques

- 18h : intervention du laboratoire micro-médias (CALOM / apo33)

Thèses pour une Poétique du numérique

ARCHIVES AUDIOVISUELLES

Archives du colloque

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Programme détaillé :

Vendredi

matin : 10h-12h30

Introduction de la journée : Sophie Gosselin

Table ronde : CREATION NUMERIQUE ET FORMATS D’EXPRESSION

Colette Tron : Matérialité et genèse des formes : de l’idiotie à l’idiome. Le cas des NTIC

En considérant les constituants physiques des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, on tentera une approche de leurs caractéristiques matérielles. Les aspects et les formes de cette matérialité seront problématisés successivement selon deux visions : - comme entités organiques et physiques (matérielle) - comme indices de langage qu’elle peut constituer (informationnelle) C’est là que se situe ce que nous appelons la différence entre l’idiotie et l’idiome.

Et dans ce passage se pose la question du sens. Au cours de cette réflexion, on se demandera donc quel est le chemin qui va de la forme organique à la forme symbolique, et s’il y a lien entre les deux, de quel ordre est-il ?

On analysera alors spécifiquement le cas des NTIC, et d’oeuvres d’artistes utilisant ces technologies.

Et l’on tentera alors de dégager les occurrences d’émergence de langage et de formes de représentation, de mises en place de systèmes d’écriture, en tant qu’intention discursive, et organisation des signes. Ainsi, la représentation sera visitée selon le “postulat” d’une auto-référentialité, c’est-à-dire de la génération de signes formels dont la matrice serait la technologie elle-même.

Enfin, on interrogera la place de la programmation dans le processus d’écriture : en est-elle un paradigme essentiel, ou bien l’ingénieurie technique structurelle ? On s’appuiera sur les exemples de travaux de : Pierre LÈvy, Eduardo Kac, Philippe Breton

Franck Cormerais : Entre faire et dire : poétique du numérique et nouveaux formats d’expression

Notre communication se déroule en trois moments. D’abord, nous nous interrogerons sur le sens de l’énoncé qui rassemble de manière a priori surprenante la poétique et les technologies de l’information. Nous examinerons pour cela la nécessaire transformation de la catégorie du faire à travers le retour de la technè. Nous chercherons alors à souligner le renouveau des arts de faire, en dehors de toute limitation au domaine de la littérature ou des arts plastiques.

Ensuite, nous tenterons de comprendre l’énoncé dans la relation qu’il entretient avec les capacités expressives (la force du dire) et l’action ; il nous apparaîtra alors que le sens d’une nouvelle critique, porté par l’énoncé, s’oppose aux médiations traditionnelles de la culture de masse. Nous opposerons une participation collective et une valorisation des idiomes au langage du calcul et au formatage des contenus.

Enfin, la poétique du numérique reliera faire et prendre part ; c’est vers une « po(é)litique », comprise comme agencement d’une « cause publique » et d’une « démarche de création » socialisée par des pratiques, que nous nous acheminerons. Ainsi, nous aurons examiné les nouveaux possibles ouverts par des formes de l’innovation en réseau.

Questions + débat

après-midi :14h30-18h00

Table ronde : PRATIQUES PARTICIPATIVES DANS LA PRODUCTION DE SAVOIR ET D’INFORMATION

Jacques Gilbert : Wikipédia, une encyclopédie sans sujet?

Le projet encyclopédique de Diderot et D’Alembert repose sur un modèle arborescent; un tronc commun distribue les différentes branches du savoir. L’homme doué de raison constitue à la fois le modèle du distributeur et du lecteur. Celui-ci en effet peut accéder aux différents domaines du savoir parce qu’il partage avec l’auteur la même raison distributive. Avec Wikipédia, chaque lecteur peut devenir auteur, ou simplement amender l’article qu’il vient de lire. Je me propose ici d’examiner quel nouveau mode d’organisation et d’écriture naît de ce mode participatif.

Philippe Coutant : Innovations horizontales et production alternative d’information.

Des techno-activistes du logiciel libre aux média-activistes d’Indymedia

L’innovation techno-marchande en tant que processus de mise sur le marché de technologies et de services nouveaux est aujourd’hui bousculée dans ses principes d’efficacité par deux évolutions fondamentales. La première, qui traverse l’ensemble des sphères d’activité (industrielle, marchande, sociale, intime, etc.) tient à l’émergence d’une nouvelle génération de dispositifs techniques issus de la numérisation du signe, en particulier des réseaux d’échange télématiques qui renouvellent, déplacent et modifient sensiblement les usages, les pratiques et les arts de faire, de produire, de consommer des agents tant individuels que collectifs (associations, groupements militants, industries, etc.). La seconde relève, elle, de dynamiques sociales qui actualisent pour partie certaines des virtualités sociotechniques et politiques ouvertes par cette « révolution numérique », combinant désir d’autonomie, culture DIY (Do It Yourself) et engagement pour la « chose technologique » (techno-activisme). De l’exploration de ce nouveau carrefour des possibles émergent de nouvelles pratiques sociales au nombre desquelles l’on trouve des modèles alternatifs d’innovation que le chercheur américain Eric von Hippel appellent des innovations horizontales (horizontal innovations). Ce sont ces processus particuliers d’« innovation par le bas » portés notamment par les usagers, qui modifient la manière dont prennent forme, se diffusent et se généralisent les innovations qui retiendront ici notre attention.

Notre analyse prendra plus particulièrement pour terrain le secteur de la production alternative d’information en ligne. Nous tenterons de caractériser, au travers de cet exemple précis, les univers moraux (la « culture » du logiciel libre et de l’open publishing), organisationnels (systèmes collaboratif de production et modèles de gouvernance des communautés de développeurs de SPIP) et pragmatiques (les usages effectifs des dispositifs d’editing) qui traversent, travaillent et se développent depuis les innovations horizontales qui ont permis, ces dernières années, un réarmement de la critique et la mise en œuvre de médias « autonomes ».

Questions partant du texte / Reprise de l'intervention Scopitone / de Philippe Coutant. par Bernard Robic

Alex Hache : pratiques cartographiques > < (dés)orientations

La désorientation est une particularité forte du cyberespace, elle peut se montrer un atout pour la construction d’actions et de réflexions dissidentes, tout comme elle peut participer de la stimulation de pratiques passives et consommatrices de l’Internet. Cette caractéristique au milieu anthropologique peuplé de subjectivités, avatars et cyborgs, oblige à orienter la production et diffusion d’informations en conséquence. Nous tenterons d’aborder les notions de Mémoires, désorientation et cartographies et de comment la désorientation est liée à un trop plein de mémoires, et non pas à leur manque. L’exercice cartographique comme pratique politique à mener à bien seule ou accompagnée permet la construction de mémoires qui renforcent l’action collective et les imaginaires culturels activistes.

Questions + débat

Samedi

matin : 10h-12h30

Introduction de la journée : Franck Cormerais

Table ronde : CREATION, TECHNOLOGIE ET ACTIVISME

Patrice Riemens : De l'expérimentation technologique à l'activisme politique

Laurence Allard et Olivier Bondeau : Un Agir politique au nom propre. Expressivité et Relocalisations.

Il s’agit de systématiser l’hypothèse selon laquelle l’agir politique qui s’est architecturé dans une logique expressiviste, à travers l’interconnexion socio-technique des subjectivités politiques, se relocalise aujourd’hui dans un territoire resignifié par l’activité même du réseau. A partir des fils vidéo et photos du mouvement anti-Cpe, des skyblogs des émeutes de novembre 2005 jusqu’aux cartographies de résistances et de zones autonomes de téléphonie libérée, seront documentés ces mouvements de relocalisations d’un sujet politique collectif produit depuis le réseau.

Sophie Gosselin : Micro-média-activisme

Dans son Manifeste Micro Radio, Tetsuo Kogawa propose une pratique de la radio qu’il distingue de l’usage de type “mass média”. Le mouvement des micro-radios apparaît au cours des années 70/80 au niveau international, prenant dans chaque pays des formes singulières selon les différentes politiques de régulation des ondes en vigueur. Alors qu’en Italie se monte Radio Alice, radio locale issue du mouvement autonomiste italien, au Japon, le caractère extrêmement stricte de la législation et du contrôle des ondes ne permet même pas d’envisager la création d’une radio communautaire. En réponse à cette politique sécuritaire, Tetsuo organise des rencontres micro-radios, rassemblant sur des temps ponctuels des personnes activant des émetteurs radios de moins de 100 mWatt et élaborant collectivement des programmations éphémères. Il serait tentant de rapprocher ces rencontres micro-radios des regroupement éphémères de type Flash Mob qui sont apparu récemment en relation au développement d’internet. Or il est une spécificité propre de cette dynamique micro-médias qui les distinguent des Flash Mob, dans leur caractère subversif vis-à-vis d’un pouvoir technologique. Les micro-médias ne fonctionnent pas seulement comme les prolongements ponctuels des effets de communauté du réseau internet, mais comme des tentatives de déviation, détournement et retournement des rapports de pouvoir qui sont véhiculés par l’implémentation des nouvelles technologies. Par ces pratiques de déviation, détournement et retournement, les micro-médias inventent une poétique qui donne à la création artistique une dimension politique inédite.

Questions + débat

après-midi : 14h30-18h00

Table ronde : PAROLES INTERACTIVES ET CORPS NUMERIQUES

Jean-Paul Trichet : Ecriture autoritative et e-lecteur

Suite au véritable harcèlement d’un e-lecteur qui prit au sens propre le “work in progress” et m’envoyait un e-mail tous les jours pour freiner mes élans naturels aux “Sales et mauvaises pensées” sous forme d’apophtegmes, j’ai dû changer l’adresse du site et rompre ainsi le malentendu. La participation à des forums et l’inscription sur des listes a fait revenir les avis des e-lecteurs vers un fréquence raisonnable en rapport avec celui des lettres manuscrites que recevait l’éditeur après la participation au Salon du livre. Les listes sérieuses sont pour le litterateur autoritatif la seule légitimation qui remplace celle d’un Comité de lecture et qui ouvre les portes du Sérail obligé. Les e-lecteurs se posent ainsi en correcteurs, en censeurs et en conseillers techniques pour suivre l’évolution des logiciels et veiller à ce que l’oeuvre soit reçue dans son intégralité (textes, images, sons et liens hypertextes.)

David Guignebert : La dépensée puissance numérique

Dispositif de parole et disposition d’écoute :

Le temps de parole est d’environ 30mn : il s’agira de formuler ce que j’entends pas “dépensée puissance numérique” en dé-nombrant une équation dire “irrationnelle” où dP (dépensée) à la puissance n (numérique) qui tend à l’infini (∞) est égal à la fraction F (fluxion) par M (mixion) sur D (décimination) facteur ¤ (in-connu).

Sa formulation sera orale, écrite et assistée par ordinateur. Aux flux de la parole incarnée, dite oralement et en direct, et d’une parole écrite, déployée ça et là sur un tableau, se liera un flux numérique de paroles enregistrées lors de séances collectives préparatoires, incarné par un automate et diffusé par hauts-parleurs.

Expérimenter, faire l’expérience de, donner à re-penser pratiquement une modalité d’existence de la parole, qu’elle soit philosophique, technique, artistique, psychique, politique, économique ou sociale, tel serait l’enjeu de ce dispositif singulier.

La dépensée, en pratique : se dé-penser à l’in-fini, se lier à la subjectivation mutante de l’humain et se dé-lier dans le processus des déformations expérimentales, se confronter au dé-lire de la parole plurielle et dé-lirer les mondes sur tous les fronts. Moments-multivers. Et se laisser aller à la dépensée, c’est se mettre dans une disposition d’écoute particulière, une écoute soumise à la schize : une écoute en direct d’une multiplicité de flux mais aussi une écoute en différé. En effet, cet espace-temps de la parole se développera via internet une fois l’intervention effectuée mais dont le terme effectif restera à-venir : la dépensée puissance numérique, une fraction facteur in-connu.

Bernard Robic : Plongée exploratoire dans le numérique...

c’est-à-dire qu’on va essayer, au travers d’un dispositif de talkie-walkies proposant un échange d’idées, d’observer les effets du numérique : par exemple à partir de la question du temps, - soient les effets du numérique sur le mode de vie quotidien, sur un temps dit “réel” ; ses conséquences dans l’accumulation et le stockage, le lien du numérique aux questions de mémoire, les problèmes des délégations permises par le numérique, de la procrastination… On échangera aussi sur les questions que le numérique pose au corps (déplacements devenus autres, dissociations conséquentes au numérique, blocages du corporel liés aux fascinations) ; à travers la question du qui, - que devient le sujet parmi tous ces nouveaux objets techniques, leur séduction, la confiance qui s’y perd, aux prises avec la gratuité captieuse, la peur devant la vitesse de développement des techniques, son exponentialité, le contrôle insaisissable qui semble s’y lier, et une déresponsabilisation, une lassitude menant à des désertions face à la machine-numérisante… On tentera enfin de voir une issue à tout cela en poétique…

désertion, féminité/modernité.

Questions + débat

18h00 / Intervention de CALOM

séminaire préparatoire

En préparation du colloque, un groupe de recherche s’est constitué à Nantes, autour d’un séminaire mensuel, visant à explorer à travers des réflexions partagées et des expérimentations de dispositifs techniques les enjeux posés par une Poétique du numérique.

séminaire préparatoire

Présentation des intervenants

Colette Tron

Auteur, critique. Née en 1968 à Marseille. Etudes en communication et sciences du langage. Après une activité de journaliste culturel, elle s’attache aujourd’hui à un travail d’auteur, en utilisant différents supports de communication de la langue (radio, livre, théâtre, audiovisuel, multimedia…), et en questionnant leur fonction par des expériences de création spécifique à chacun d’entre eux. Elle collabore avec des artistes de différentes disciplines, en France et à l’étranger (Japon, Italie, Maroc, Russie). Elle participe à des festivals par des lectures de poésie, travaille avec des metteurs en scène pour le théâtre, écrit et interprète ses textes pour des créations sonores, est invitée dans des projets collectifs utilisant les technologies électroniques et numériques, et intervient dans des colloques thématiques autour des formes d’écritures liées aux NTIC. En fondant en 2000 l’association Alphabetville, elle crée un espace de réflexion autour des rapports entre langages et medias, et tente d’articuler pratique et théorie par la confrontation d’artistes, de chercheurs et d’opérateurs culturels. Franck Cormerais : Franck Cormerais, docteur en philosophie (Paris 1) et en science de l’information et de la communication (Paris XIII). Maître de conférences à l’Université de Nantes. Chercheur au CERCI et membre associé à l’IRUTIC (Rennes 2), s’intéresse à l’anthropologique des techniques et aux usages des TIC. Sa recherche actuelle porte sur un programme lié à l’écriture multimédia, aux supports d’inscription numérique et à l’établissement de nouvelles pratiques éditoriales. L’industrialisation contemporaine du langage et la généralisation des mémoires informatiques sont également au centre de ses travaux.

Jacques Gilbert

Maître de conférences au département des langues étrangères appliquées de l'Université de Nantes, Chercheur au CERCI en tant que responsable des axes problématiques philosophiques. Spécialiste de la littérature du 17ème siècle, dans la continuité des travaux de Louis Marin. Par ailleurs, s'intéresse aux formes évoluées de l'écriture électronique.

Philippe Coutant

Né en 1952 à Arthon (36). Etudes en sciences humaines à Poitiers puis à Tours. Militant politique marxiste et révolutionnaire depuis le début des années 70. Travaille dans l'informatique. Reprise des études en 1990 en philosophie. 2 enfants né/es en 1983 et 1985 élevé/es en garde alternée. Evolution politique vers l'autogestion et l'idée libertaire après 1989. Animateur radio depuis 1988 à Alternantes. Prise en compte de la psychanalyse depuis 1998. Création du site Internet <1libertaire.free.fr> en Juillet 2001. Réflexion sur le pouvoir en milieu militant,qui me vaut un certain isolement.

Alex Haché

Chercheuse activiste, issue de la recherche sur les transformations urbaines et les incidences des projets urbanistiques sur les modalités d'urbanité. Résidante à Barcelone elle provient des luttes territoriales et s'est graduellement insérée dans la recherche liant transformation sociale et utilisation des médias. Sa thèse porte sur l'utilisation faites par les MMSS des TICs. Actuellement elle développe diverses recherches, notamment sur les visualisations et les cartographies, les liens entre imaginaires et praxis politiques. Elle pratique le videoactivisme.

Patrice Riemens

Né en 1950, géographe, activiste culturel, résident ('fellow') de la Waag Society ('for Old and New Media') a Amsterdam, et 'F/OSSophe' attitré du Tactical Technology Collective. A été impliqué en leurs temps aux diverses initiatives qui firent la renomée de la 'culture publique digitale à Amsterdam. Se consacre maintenant principalement à la promotion 'politique' du logiciel libre, des savoirs partagés et des organisations 'ouvertes' (Open organisations). Il pratique également la convivialité activiste, qui consiste à créer des espaces de rencontre et de décompression intellectuelle à l'intérieur de manifestations culturelles souvent surprogrammées.

Laurence Allard

Maître de conférences en sciences de la communication à Lille 3, Arts et Culture. Sociologue de métier, formation en philosophie de l’art et sémiotique. Ses travaux en cours portent sur les nouvelles formes de l’échange culturel nées des réseaux dans le contexte de l’expressivisme contemporain (p2p, blogs, creative commons, artivisme…) mobilisant les apports des gender, cultural et post colonial studies (Harraway, Appadurai…). Elle a, entre autres, coprésentée une conférence au Centre Pompidou en mai 2006 sur le thème : “L'activisme électronique au grand jour : d'Internet aux médias mobiles libres, grandeur et visibilité de la politique du réseau”. Avec des étudiants de Lille 3, elle est l'initiatrice d'un blog collaboratif : Poly_Technic_Art (http://www.politechnicart.net/blog). Elle prépare actuellement avec Olivier Bondeau un ouvrage sur l'hactivisme.

Olivier Blondeau

Sociologue, enseignant-chercheur à l’Université Lille 3, auteur d’une thèse de Sciences Politiques intitulée “Les Orphelins de la Politique et leurs curieuses machines. Expérimentations esthétiques, techniques et politiques à l’ère des réseaux” (Science-Po Paris/CEVIPOF) et co-auteur avec Florent Latrive de “Libres enfants du savoir numérique, une anthologie du Libre” aux Éditions de l’Éclat (mars 2000). Il a créé la liste Escape_l (liste de diffusion consacrée à la propriété intellectuelle et à ses interactions avec la santé, la connaissance, la création, l'économie, la liberté d'expression…) et administre Freescape, Place au libre (http://www.freescape.eu.org).

Sophie Gosselin

Philosophe. Membre active d'APO33, laboratoire artistique, technologique et théorique basé à Nantes, dans lequel elle met en place et coordonne des projets de recherche croisant art, science et technologie et organise des conférences et séminaires (http://www.apo33.org). Elle travaille sur les rapports entre pouvoir et technologie à travers des analyses articulant les mutations urbaines et environnementales, le média-activisme et le mouvement du libre. Elle a créé en 2005 l'espace de recherche en ligne “Constellations” qui vise à réunir des textes et articles de chercheurs/artistes ou activistes internationaux (http://www.noiser.org/constellatio).

Jean-Paul Trichet

Né en 1949. Ingénieur de recherche et conservateur du Centre de documentation et de recherche de l'UFR Lettres et Langages depuis 1974 après avoir été professeur de linguistique à l' Ecole Normale du Mans. Après une première édition papier d'un receuil d' Apophtegmes “Les alentours de la mémoire”, il poursuit un work in progress de littérature électronique et autoritative, stimulé et légitimé par plusieurs listes (Zazie web, e-critures …)

David Guignebert

pratique la recherche philosophique, artistique et littéraire. De formation universitaire en histoire des arts à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il est actuellement rédacteur en chef dans la revue d'art et de critique “Laura” et collabore avec Apo 33 dans le cadre de l'espace de recherche “Constellations”. Il a été, par ailleurs, président de l'espace de création et d'expérimentation “Le Lieu” à Tours.

Bernard Robic

Formation en psychologie. Professeur indépendant / Communication générale, du médiatique aux relations en face à face et en groupe restreint ; initiations aux problèmes dans la dynamique et l'analyse des phénomènes de groupes, interventions en formation / préparation d'épreuves orales individuelles et collectives ; enseignement en présentiel et à distance (psychologie de l'enfant et de l'adolescent, culture générale, etc.). Participations aux activités, ateliers et séminaires de philosophie d'Apo33 depuis leur création.

Julien Ottavi

Médiactiviste, artiste-chercheur, musicien et anarchitecte. Membre actif d'APO33. Développe un travail de recherche et de création croisant art sonore, nouvelles technologies et bricolage de dispositifs électroniques. Très actif dans le mouvement du libre, il a participé avec Jean-François Rolez au développement de la distribution multimédia libre APODIO (http://www.apodio.org). Il est aussi représentant nantais de Musique-libre.org (http://www.musique-libre.org). Il participe à et organise de nombreux événements allant de rencontres entre chercheurs, artistes et activistes, des festivals d'art sonore ou de création multimedia, à des ateliers sur les logiciels libres. Il organise la partie multimédia des prochaines Rencontres Mondiales des Logiciels Libres qui se tiendront à Vand'oeuvres les Nancy. (http://www.noiser.org)

Benjamin Chauveau

Etudiant en master 2 de philosophie à Nantes. A essentiellement travaillé sur les pensées de Karl Marx, Ersnt Bloch et Walter Benjamin. Il fréquente APO33 depuis 2001, participant à des performances, des ateliers d'initiation aux musiques expérimentales, des ateliers de philosophie autour de la question du fétichisme, des mutations urbaines, des nouvelles technologies et des conséquences de leur présence croissante dans notre quotidien…

poetique_s_du_numerique_-_2006_2007.txt · Dernière modification: 2007/05/10 11:28 par sophie
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