Premier hyphe:
“Le point multi-facette où se rejoignent et d’où s’articulent les lames ajourées est le stream générant, transmettant, diffusant, le clou du présent comme évidance. Le point multi-facette où se rejoignent et d’où s’articulent les lames ajourées est le corps entendant, vibrant, écoutant, le clou de la présence comme évidance. 8- la présence/le présent comme évidance (creuser pour articuler) L’évidence de la présence/espace, l’évidence du son/stream, l’évidence de la technique/piège, l’évidence du laboratoire/corps: il faut l’évidance pour les mettre au jour. L’évidance comme choix qui sont fantômes, comme architecture (des mots des sons), comme squelette, comme ce qui tient debout. C’est évider, creuser, voir ce qui est clair, et voir à travers, enlever, s’alléger, léger et pourtant grave/gravé/gravité, étirement de la matière, trouver la distance, écarter pour articuler, écarter pour évaluer et éprouver l’aimantation et le magnétisme des éléments (composition, architecture, phrase, formule, objet). C’est éplucher, créer des pelures. L’évidance c’est autant la présence que la compréhension de ce qui a été mis en oeuvre, mis en jeu pour arriver à ce présent qui déjà n’est plus, c’est la racine , le stolon, qui va piquer et surpiquer le sol (de la réalité, de la matérialité, de la tangibilité) avec le fil du désir (désir de l’au-delà: le temps après, la différance, l’espace ensuite: le là-bas, le son. C’est aussi le diamant ou l’aileron, qui lit ou crée le sillon du présent sonore là-bas/ici et maintenant, en déplacements, jusqu’à la terre et retour.” (extrait du mémoire de soutenance Locus Sonus, septembre 2007, esther salmona)
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” l'évidance, cette présence en-spectrée du présent.” (extrait du texte “Sujet à un stream”, septembre 2007, esther salmona)